• Genèse 3:19: C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain…
  • I Tim 6.18 Recommande-leur de faire du bien, d’être riches en bonnes oeuvres, d’avoir de la libéralité, de la générosité…

Vous est-il déjà arrivé d’être confronté à des amis qui vous sollicitent pour rendre service, ou faire un geste, bref pour une prestation gratuite en tant que “bon chrétien” ? J’ai moi-même été concerné par ce tabou, à vouloir donner et faire plaisir à mes dépens.

Aujourd’hui, je comprends qu’il faut trouver un équilibre, le but n’étant pas non plus de se démunir ou de désobéir à Dieu. Dieu me dit de “partager avec ceux qui n’ont pas” et en même temps que “tout travail mérite salaire”. Oui, je veux partager, mais je veux aussi trouver le juste milieu qui me permette d’avoir suffisamment pour subvenir à mes besoins.

Premièrement, tout travail représente une valeur.

Dans notre société, cette valeur est la plupart du temps comptabilisée par de la monnaie. Que ce soit dans notre sphère privée ou professionnelle, notre foi et notre réussite ne s’appuient pas sur ce que nous avons, mais sur ce que nous sommes et sur ce que Jésus fait en nous. Le don gratuit de la Croix lui a coûté généreusement sa Vie. Nous avons été rachetés à grand prix pour vivre libre et aimer en retour. Être généreux fait partie de notre ADN de chrétien mais c’est aussi une décision. Alors comment exercer cette générosité alors qu’il est légitime de gagner son pain et de faire du profit ? Jésus n’est-il pas la Source de nos provisions et le Boss de nos entreprises ?

 Concrètement un entrepreneur a des charges et doit prospérer s’il veut pouvoir apporter une solution aux besoins auxquels il est censé répondre. Il ne faut donc pas tomber dans le piège du travail gratuit à tout prix.

 Deuxièmement, la générosité ne signifie pas forcément la gratuité.

C’est une attitude de coeur, de travail bien fait et d’écoute du Saint Esprit, pour savoir quoi faire, comment le faire et à quel moment le faire. Et si nous travaillons avec des chrétiens : la générosité ne convient-elle pas autant au prestataire qu’au client ? Si je suis moi-même client ou que je sous-traite, comment vais-je me comporter avec mon frère ou ma soeur en Christ ? Vais-je vouloir systématiquement un rabais ou au contraire le payer à sa juste valeur, voire même plus que les autres pour l’ encourager ?

En tant que croyant, nous sommes des témoins de l’amour de Christ et cela passe aussi par la générosité dans le domaine professionnel comme personnel.

Jésus nous enseigne d’aimer notre prochain comme nous-même et de vivre du fruit de notre travail. Partager, faire de bons prix, est juste, mais être rentable en va de la vie de l’entreprise.

Enfin, gérer une société avec le Seigneur est autant spirituel que pratique.  J’ai donc besoin de discernement.

– Est-ce que je donne par mon intelligence, mes sentiments, pour me donner bonne conscience et finalement vendre à perte ? Si je ne peux pas donner, je n’ai pas à me sentir mal à l’aise non plus de dire non. L’abus de générosité peut mener à la pauvreté.

– Ou Dieu me met-il à coeur de donner ? Si oui comment : par mon temps, mon travail, une ristourne, un prix juste ?

Pour conclure, et si je faisais de ma générosité un style de vie ?