Quand je pense à l’entrepreneuriat chrétien, je vois l’image d’une main qui s’étire et qui se déploie, doigt après doigt, jusqu’à prendre toute la place et être totalement ouverte. Cette main s’étend sur une carte électronique et quand elle se déploie et qu’elle arrive à un bout de cette carte un faisceau lumineux s’éclaire. A la fin, tout est éclairé et forme un vaste réseau lumineux.
Cette image fait écho pour moi au verset d’Esaie :
« Agrandis l’espace de ta tente ! Qu’on déploie les toiles qui te servent d’habitation, n’en retiens rien ! Allonge tes cordages et renfonce tes piquets. En effet tu déborderas à droite et à gauche, ta descendance envahira des nations et peuplera des villes désertes » Esaïe 54
Et tout cela me pousse à réfléchir au verbe « se déployer » dont voici la définition :
– étendre, développer, ouvrir ce qui était plié, roulé.
– Troupe en état de marche, en processus de combat

Quel est le sens de tous ces propos pour les entrepreneurs chrétiens ?
Dieu est un Dieu d’action. Dieu veut que vous passiez à l’action. Dieu a de l’ambition pour vous, il vous invite à voir les choses en grand, à élargir votre regard, à vous déployer. Il veut que vous réussissiez.

On pourrait dire que le passage à l’action se fera en deux étapes, comme les deux définitions du verbe se déployer.
Premièrement, « ouvrir ce qui était plié ». Allez chercher la première lettre d’amour que vous avez reçue, le premier dessin de votre enfant, un papier que vous avez plié et déplié plusieurs fois. Comment s’y prendre ? Personnellement j’ouvre avec délicatesse et précaution. On a souvent peur que ce soit peut-être la dernière fois que l’on puisse l’ouvrir, la peur que ça se déchire que ça s’abîme. Et pourtant on l’ouvre, pour voir ce qu’il y a à l’intérieur.
Et Dieu vous appelle,entrepreneurs, à vous déployer. Le risque est là, la peur de l’échec, « et si je m’étais trompé », « et si ce n’était pas ça que Dieu voulait » et si et si et si… Dans un premier temps, Dieu vous demande de vous déployer avec précaution, avec délicatesse : il vous demande d’évaluer les risques, de faire vos calculs, votre étude de marché, de discuter de votre projet autour de vous, d’accepter les conseils des uns et des autres…
Mais ensuite, il vous appelle, il vous ordonne même (« qu’on déploie les toiles ») à passer à l’action de façon plus « agressive ». On est dans le vocabulaire du combat : troupe en état de marche, en processus de combat.
C’est un impératif ! Il est temps ! Il est temps de se mettre en état de marche et d’aller vers la réussite que Dieu a prévue pour votre business. Il est temps d’appeler cette personne qui depuis des mois vous propose son aide, de contacter ce nouveau client ou de le relancer, de taper à la porte de cette banque dans laquelle vous n’avez pas encore fait votre demande de prêt, il est temps de s’attaquer à cette nouvelle part de marché qui correspond à l’offre que vous proposez. Il est temps !

L’ambition dans le milieu chrétien est parfois un sujet tabou. On ne veut surtout pas « servir deux maîtres », on ne veut pas écraser les autres, on ne veut pas trop s’imposer. Combien de fois on attend patiemment sans rien faire en disant « Dieu pourvoit » ou encore « Si c’est sa volonté, les portes s’ouvriront ».
Bien sûr que Dieu ouvre les portes, encore faut-il que nous soyons devant, bien-sûr que Dieu pourvoira, encore faut-il que nous ayons demandé, pris un risque, en d’autres termes que nous soyons passé à l’action.
La question que Dieu vous pose aujourd’hui c’est : où en êtes-vous de votre projet d’entreprise ? Quelle est votre ambition ? Quels sont les moyens que vous allez mettre en œuvre pour réaliser votre rêve et pour réussir ? Qu’attendez-vous pour vous déployer ?
Le verset d’Esaïe se termine par une promesse « tu déborderas à droite et à gauche ». Alors qu’attendons-nous ?