« Suis-je le gardien de mon frère » Genèse 4.9 

Est-ce-à moi en tant que chrétien de surveiller l’éthique de mes clients et de mes fournisseurs ? Aux premiers abords la première pensée qui me vient c’est qui suis-je pour critiquer la façon de vivre de mes clients, leurs choix, leurs fonctionnements, etc. Je repense à ce verset de Matthieu 7.3,5 à propos de la poutre et de la paille dans nos yeux. Dans ce cas-là oui, je dirai : je peux accepter les contrats que l’on me propose même si les affaires qui sont derrières sont éthiquement critiquables. Mais quand même, je me suis sentie reprise en pensant une chose pareille. En effet, si grâce à mes services ou à mes achats ils peuvent faire leurs affaires critiquables, ne suis-je pas dans une moindre mesure « coupable » avec eux ? N’est-ce-pas les encourager indirectement dans leurs mauvais choix ?

J’ai donc essayé de réfléchir d’une autre façon, « vous êtes la lumière du monde » nous dit Jésus dans Matthieu 5,4. Autrement dit, nous sommes envoyés par Dieu pour éclairer le monde, pour le rendre lumineux, pour lui faire connaître Christ. Qu’est ce que cela peut signifier dans mes affaires, dans ces contrats un peu louches que l’on me propose ? De tout laisser tomber ? De faire le tri dans nos clients et nos fournisseurs ? Oui ça peut être effectivement une piste. Je pense aussi à une solution un peu plus douce. Cette situation n’est elle pas un moyen d’évangéliser notre client, notre fournisseur en mettant en valeur notre foi, en expliquant ce qui nous gêne par rapport à notre éthique basée sur la Bible ? Dans ce cas-là je me sens témoin de l’amour de Jésus pour tous les pécheurs. Chaque situation  dans nos affaires doit se transformer en occasion d’évangéliser de parler de Jésus et de faire briller Sa lumière.

Pour conclure je dirai que chaque situation peut être une occasion d’évangéliser, je vous encourage néanmoins à inviter Jésus dans chaque parcelle de vos projets, chaque décision, chaque nouvelle relation qui se présente afin qu’Il soit celui à qui revient la dernière décision. Parfois on pense que cette situation est trop petite pour en parler à Jésus ou que l’on n’a pas le temps de lui en parler. Pourtant je suis persuadée que l’on se trompe, que chaque seconde de notre journée, chaque action minime doit lui être offerte. Cela me rappelle ces bracelets il y a quelques années avec ces initiales « WWJD what would Jesus do ? » et mon mari m’avait dit en riant c’est sympa ces bracelets, mais c’est à en devenir fou à chaque fois de se poser cette question ». C’est sûr, mais qu’avons-nous à gagner à penser comme Jésus ? N’est ce pas le but du chrétien, « le petit christ » ?

J’aimerais vous lancer un petit défi par rapport à ce sujet « sans tabou » en vous proposant de faire l’exercice du « plus petit pas possible ». 

Quelle décision minime puis-je faire aujourd’hui pour avoir des relations plus éthiques avec mes clients ou mes fournisseurs ? Qu’est ce que je peux changer ? Qu’est ce que je peux dire ? Et je vous invite à venir en discuter sur les réseaux sociaux dans notre groupe entrepreneurs chrétiens avec le #lepluspetitpaspossible.