La réponse peut sembler assez limpide pour vous, en pratique elle l’est beaucoup moins pour moi.

Dans la vie quotidienne, mon métier est un métier de relations. Je suis amenée à rencontrer pas mal de personnes, avec qui je vais avoir une relation de travail sur la durée. Loin de moi de les appeler spontanément « ami », mais c’est vrai que se tissent des liens. Et pour vous parler encore de moi, je suis une personne qui déteste le conflit et l’affrontement. Tant mieux ! C’est d’ailleurs ce que Dieu nous appelle à être : « des artisans de paix » (Matthieu 5.9) . « S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes » (Romains 12.18).

Faut-il seulement chercher la paix à tout prix ? Etre ami avec tout le monde ? La Bible est claire « S’il est possible, autant que cela dépend de vous »… Cela signifie que parfois c’est possible, parfois ça ne l’est pas. Mmmh… Et c’est là pour mon ego que se cache la vraie question. Est-ce qu’en cherchant la paix à tout prix, je ne recherche pas plutôt la faveur des
hommes plutôt que celle de Dieu ?
« Et maintenant est-ce la faveur des hommes que je désire ou celle de Dieu ? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? » questionne Paul en Galates 1.10.
De quoi sommes-nous réellement dépendants ? Est-ce de l’approbation de Dieu dans notre vie ou est-ce des relations que nous tissons avec les autres ? Car en recherchant la paix à tout prix, à être ami coûte que coûte avec les personnes autour de moi, je suis amenée à faire des compromis, à projeter une fausse image de moi pour pouvoir plaire aux hommes plutôt qu’à Dieu. C’est aussi une façon de se satisfaire soi-même, de désirer l’approbation des hommes, de briller à leurs yeux… plutôt qu’aux yeux de Dieu !

Attention, à ne pas changer et s’adapter aux hommes pour leur bon plaisir. Combien de fois, nous constatons dans la vie de tous les jours, que la vérité d’un jour n’est pas la vérité du lendemain, n’est-ce pas ? Connaissez-vous ces situations où ce que vous avez fait et dit hier pour plaire aux hommes plutôt qu’à Dieu se retournent ensuite contre vous ? Dieu nous appelle à la prudence, à examiner toutes choses et à ne pas compter sur nos forces et notre intelligence, mais le craindre plus que tout.
« Ce n’est pas dans la vigueur du cheval qu’il se complaît. Ce n’est pas dans les jambes de l’homme qu’il met son plaisir ; l’Eternel aime ceux qui le craignent, ceux qui espèrent en sa bonté. » (Psaume 147. 10-11)
Pour finir, à quoi sommes-nous réellement appelé sur notre champ de mission ? Sur le territoire de notre entreprise ? A le saler ! Pour rappel, « c’est vous qui êtes le sel de la terre ! » (Matthieu 5.13)

Alors, et je le dis surtout à moi-même, ne nous conformons pas au monde actuel, pour essayer de plaire par nos actes aux hommes. Nous y perdrions notre saveur. Ne cherchons pas à être ami à tout prix avec les hommes, à gagner leur faveur. Seule ce qui en vaut la peine est la faveur de Dieu et notre amitié avec lui… « C’est vous qui êtes le sel de la terre.
Mais si le sel devient fade, avec quoi le salera-t-on ? Il n’est plus bon qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds par les gens. »