Melody Green, veuve du chanteur Keith Green.

Melody Green a vécu le pire un jour de juillet 1982, perdant dans un accident d’avion deux de ses enfants âgés de 3 et 2 ans et son mari, Keith Green, 28 ans. Un drame tout d’abord familial et très intime, la jeune femme restant seule avec sa fille de 1 an, enceinte de leur quatrième enfant. Mais aussi un coup d’arrêt dans la mission que Melody Green menait au côté de son mari.

Jusqu’à l’accident, l’année 1982 est pour le couple une année florissante. Tous deux se sont rencontrés une dizaine  d’années plus tôt. En quête de spiritualité, ils ont cherché des réponses dans les drogues et les philosophies orientales, séparément puis ensemble. En 1975, ils sont invités à une étude biblique qui va transformer leur vie et vont chacun rencontrer personnellement Jésus Christ. Cet événement change radicalement leur manière de penser et de faire. Chanteur et auteur-compositeur, Keith Green soumet son désir de devenir une « star » à Dieu. Finalement, « Keith Green est devenu l’un des chanteurs chrétiens les plus influents. Il a travaillé notamment avec Elton John et Cat Stevens pour enregistrer ses albums. Aujourd’hui encore, ses chansons interpellent des millions de personnes dans le monde » atteste sa biographie Sans compromis – La vie de Keith Green par Melody Green et David Hasard, rééditée en France chez Première partie. Avec son épouse, il est l’auteur de plusieurs hymnes modernes populaires comme « O Lord, You’re beautiful » ou « There Is a Redeemer ». En parallèle, le couple, inséparable, décide de répondre à l’invitation de Jésus d’être « sel de la terre ». Ils fondent Last Days Ministries un organisme qui vient en aide aux toxicomanes, aux prostituées et aux sans-abris. En 1982, quand survient l’accident, leur organisation est devenue internationale et compte plus de 100 équipiers, la musique de Keith Green figure au sommet des charts et pleins de projets sont en passe d’être montés.

 

Le premier d’entre eux est la tournée de concerts que Keith Green et Melody Green avaient prévue. Melody Green va la maintenir à l’automne 1982, avec le reste de l’équipe dont Jeunesse en mission, en la mémoire de son mari disparu. 300 000 personnes y participeront à travers les Etats-Unis. En sa mémoire aussi, elle publiera  la biographie de Keith Green, traduite dans de nombreuses langues et inspirant de nombreux croyants.

Aurait-elle pu s’arrêter là ? Incontestablement, oui. Mais elle a choisi de faire confiance en Jésus et raconte avoir cherché la volonté de Dieu pour la suite à donner à sa vie et à l’organisme dont son mari était partenaire avec elle.  Melody Green a ainsi continué à oeuvrer au projet Last Days Ministries, travaillant pour les plus faibles. Sous l’égide de l’organisation, elle a continué d’apporter des enseignements et donné des conférences que ce soit dans les églises mais aussi en prison, dans des camps de réfugiés, des zones de guerre, … A destination des plus fragiles qu’elle a rencontrés, Melody Green a récolté des fonds, créant « The Good Neighbor fund » en faveur des victimes de désastres et d’épidémies. Elle est également connue aux Etats-Unis, — selon sa biographie visible sur :  www.lastdaysministries.org — pour avoir très tôt sonner l’alarme auprès des pasteurs et des églises sur l’avortement, intégrant le mouvement Pro Life et impulsant des manifestations pacifiques. Son parcours l’a conduit à rencontrer Mère Teresa en Inde ou plusieurs présidents ou sénateurs américains. Elle continue toujours d’écrire des articles, à influencer les chrétiens à plus d’amour envers leurs prochains et à challenger les talents que Dieu a donnés (lire notamment au sujet des talents dans le domaine artistique: www.lastdaysministries.org/Groups/1000008645/Last_Days_Ministries/Melody_Green/Melody_Green.aspx)

Je traduis ici depuis sa biographie :  » Avec la sagesse issue de décennies de ce qu’elle appelle « la vie réelle » et « la vie ministérielle », Melody a fait face à de nombreuses tragédies et pertes, mais a jusqu’à présent exprimé à partir de chacune d’elles une grande gratitude envers Dieu et une plus grande capacité à partager avec ceux qu’elle rencontre. Elle dit : « Aujourd’hui j’ai plus que jamais la foi en la bonté de Dieu et sa capacité à prévoir. Même quand des choses affreuses arrivent, Il peut les tourner pour notre bien… mais seulement si nous avons la patience d’attendre alors même que nous sommes blessés.« ”